La mère Brazier. Restaurant du col de la Luère.

Orpheline à l'âge de dix ans, élevée dans une ferme de la Bresse, Eugénie Brazier achète en 1921 un modeste estaminet à Lyon,  tout près de l'Hôtel de Ville, quinze couverts, menu du déjeuner à cinq francs et pot de beaujolais.

Elle mitonne les plats de la tradition locale:le saucisson chaud en brioche, le fond d'artichaut (froid) recouvert de foie gras qu'elle fait venir du Périgord, les quenelles de brochet sauce crémée aux champignons, la poularde demi-deuil aux lamelles de truffe glissées sous la peau et les pommes cuites escortées d'une brioche. 

Les beaux jours

Dotée d'un palais hors pair, dure au mal - le poids des gamelles fumantes - Eugénie a vite fait de conquérir la clientèle des fins becs  qui s'encanaillent chez la bonne mère, laquelle va former Paul Bocuse, Alain Chapel et Bernard Pacaud.
Et c'était rudement bon car la Mère ne se trompait pas sur la qualité des produits de base - elle avait l'œil, le goût sûr, les gestes justes, et les maquignons des Halles redoutaient ses coups de gueule quand ils tentaient de la gruger.

Douze ans plus tard, Eugénie décroche les trois étoiles du Michelin, un exploit unique dans les annales de la restauration : songez que l'ex-fille de ferme rejoint et égale La Pyramide de Fernand Point, et à Paris Lapérouse, Larue, Lucas Carton et La Tour d'Argent. Ce n'est pas rien.

Et cerise sur le gâteau, le Guide rouge offre la triple couronne au baraquement de la Mère au Col de la Luère (680 mètres) où, l'été, elle installe son piano à charbon «pour respirer l'air pur».

Deux fois trois étoiles pour la vestale des fourneaux dans un monde très macho, la Mère a laissé son nom dans l'histoire de Lyon et de la France du bien manger. 

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Tous les  après midi

de 15h00 à 18h00

et

Tous les soirs 

de 19h30 à 23h30